Dimanche 28 septembre 2014, hôtel des ventes d’Auvers sur Oise, commissaire-priseur: Maître Le Calvez, expert: Xavier Dufestel.

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Exceptionnel portrait en miniature, vers 1815-1817, de Madame Royale, duchesse d'Angoulème, fille du roi Louis XVI. attrib. à André Léon Larue dit "Mansion". Hôtel des ventes d'Auvers sur Oise, commissaire-priseur: Maître Le Calvez, expert: Xavier Dufestel. Pour toute information contactez M. Dufestel: +33(0)1.42.60.59.39

Portrait de Madame Royale, Duchesse d’Angoulême, fille du roi Louis XVI ( A. L. LARUE dit « MANSION  attrib. à )
Très beau et rare portrait inédit de Madame Royale qui peut être daté vers 1815-1817, peu après son retour en France.figurée en buste de trois-quarts à gauche, vêtue de bleu et blanc, coiffée d’un turban bleu,de plumes blanches et d’un diadème de perles et de rubis porté en bandeau.

Ht. : 6,6 cm ; L. : 5,1 cm

Aquarelle et gouache sur ivoire.

Est. : 1800 / 2000 €

Très beau et rare portrait inédit de Madame Royale qui peut être daté vers 1815- 1817, peu après son retour en France.
Au regard d’un portrait en miniature de l’impératrice des Français, Marie-Louise, exécuté en 1812 par Léon André Larue, dit « Mansion » et conservé par The Walters Museum of Art de Baltimore (Inv. 38.2 : http://art.thewalters.org/detail/14232/empress-marie-louise/), sur lequel on retrouve une composition très proche de notre portrait, tant au niveau du cadrage que de la posture du modèle, il est permis d’attribuer l’exécution de notre portrait en miniature de la duchesse d’Angoulême à Léon André Larue dit « Mansion ». La grande qualité et la finesse d’exécution de notre miniature ne font que renforcer cette hypothèse.
Certes la technique employée sur chacun des deux portraits est différente, celui de Baltimore est peint sur cuivre tandis que notre miniature est peinte à l’aquarelle, avec des rehauts de gouache, sur ivoire, c’est ce qui explique la différence de rendu entre les deux œuvres, mais on sait que Mansion pratiqua ces deux techniques, par conséquent elles ne sont pas un argument en défaveur de notre attribution.

Marie Thérèse Charlotte de France (1778-1851), duchesse d’Angoulême et fille du roi Louis XVI, est plus connue sous le nom de « Madame Royale ».
Elle vécut son enfance au château de Versailles avant de connaître les affres de la Révolution française dont elle fut la seule survivante des enfants royaux. En 1799, elle épousa son cousin, Louis de France, duc d’Angoulême. Après le retour sur le trône de France de son oncle, le roi Louis XVIII, en 1814, elle rentra à Paris avec le statut de dauphine de France. Lors de l’abdication de son beau-père, Charles X, en 1830, elle ne fut « reine de France » que quelques minutes, juste le temps nécessaire pour que son mari signe à son tour son acte d’abdication au profit de son neveu, Henri de France duc de Bordeaux et comte de Chambord.
Elle décéda, en exil à Frohsdorf (Autriche), à l’âge de soixante-treize ans.

André-Léon Larue, dit « Mansion », fut un peintre en miniature sur ivoire et en émail, il fut l’élève de son père, Jacques Larue et du célèbre peintre en miniature, Jean-Baptiste Isabey. Dès 1808, il exposa au Salon et sous la Restauration, il travailla à la manufacture de Sèvres.
Il séjourna à plusieurs reprises en Angleterre où il exposa à la Royal Academy. Mansion fut l’un des meilleurs peintres en miniature français de la première moitié du XIXe siècle.

Nombre d’œuvres de l’artiste sont conservées dans des musées comme le musée du Louvre (RF 231) et le musée Antoine-Lécuyer de Saint Quentin, la Wallace collection de Londres, le Museum Briner und Kern de Winterthur (Suisse), le Cincinnati Museum (USA), le Nelson-Atkins Museum de Kansas City (USA) ou encore The Walters Museum of Art de Baltimore (USA).

Notice d’expertise rédigée par : Xavier Dufestel, 4 rue de la Paix 75002 Paris.

Tel. +33 (0)1.42.60.59.39

 

 La Gazette Drouot, édition du vendredi 19 septembre 2014.

Drouot Paris, 2 décembre 2013 : vente de souvenirs royaux provenant des descendants de la famille d’Orléans et d’autres maisons royales et aristocratiques. Expert : Xavier Dufestel

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Collier provenant de la duchesse de Vendôme & de la princesse Marie-Louise d'Orléans, composé de 465 perles fines (attestées par certificat LFG n°300378 daté du 19/11/2013), en chute sur cinq rangs, agrémenté d'un fermoir en argent doublé or 14 k, à cliquet probablement rapporté, orné d'un saphir cabochon rehaussé de diamants taille ancienne et de roses diamantées. Travail de la seconde moitié du XIXe siècle. Poids brut : 58 g. ; Long. 36,5 cm. Ce collier à cinq rangs de perles fines est un des rares témoignages de l'écrin de la princesse Henriette de Belgique (1870-1948), duchesse de Vendôme, que sa fille aînée, la princesse Marie-Louise d'Orléans (1896-1973), conservait encore précieusement dans le tiroir secret du bureau de sa chambre à coucher à la fin de sa vie.

 

Lot. 122 : l’identification de ce médaillon est fondée sur une analyse approfondie de la miniature peinte de l’œil, le prénom Philippe est gravé à l’intérieur et on retrouve ses initiales sur l’acrostiche formé par les pierres serties sur la face extérieure, détail amusant que les joailliers Marie-Etienne Nitot et François Regnault-Nitot ont remis à la mode, dès le Ier empire, avec l’impératrice Marie-Louise, mais qui n’apporte rien à l’élément essentiel qui fonde l’intérêt de ce bijou, à savoir : l’identification du modèle, puisque son prénom et la date 1843 sont gravés à l’intérieur. Dans la famille d’Orléans en 1843, seuls deux petits-fils du roi Louis-Philippe se prénommaient Philippe : le comte de Paris (1838-1894) et le comte de Flandre (1837-1905), le prince Gregory de Bourbon est un descendant du comte de Flandre et non du comte de Paris, de plus les sourcils blonds et la mèche blonde figurés sur la miniature de l’œil, sont deux détails physiques communs au visage du comte de Flandre qui avait les cheveux longs et blonds, ce qui n’était pas le cas du comte de Paris. Par conséquent, ces trois éléments fondent avec certitude l’identification de l’œil comme étant celui du comte de Flandre.

Les lots 74 à 89 : présentés comme "napperons", étaient à l'origine des mouchoirs pour certains d entre eux, le parti a cependant été pris de les présentés comme des napperons, en rapport avec l'usage qu'on peut en faire aujourd'hui et qu'en fit la princesse Marie-Louise d'Orléans au XXe siècle.