VENTE HISTORIQUE : DES RESULTATS AU SUCCES RETENTISSANT

Succès retentissant que les résultats de la vente historique qui a eu lieu à Drouot Paris le lundi 2 décembre 2013, sous la direction de l’expert de la vente : Xavier Dufestel, spécialiste des Orléans, et la maison de ventes aux enchères, Delorme & Collin du Bocage, dirigée par Maître Olivier Collin du Bocage, commissaire-priseur, à Drouot Paris.

Confiés à M. Xavier Dufestel par le prince Gregory de Bourbon-Siciles, descendant direct du prince Philippe de Belgique, comte de Flandre et petit-fils de la princesse Marie-Louise d’Orléans, les 80 lots provenant de la famille d’Orléans et de la reine Louise-Marie des Belges estimés aux alentours de 85 000€ ont vu tripler leurs estimations. La totalité des 80 lots, provenant de la princesse Marie-Louise d’Orléans, a atteint plus de 250 000€.
Des acheteurs du monde entier se sont livrés à une véritable bataille d’enchères pour cette dispersion qui a réservé, au commissaire-priseur et à l’expert, 100% de lots vendus.
Cette vente, qui comprenait au total 291 lots, s’est déroulée en présence de la famille d’Orléans et du prince et de la princesse Jean de Luxembourg qui ont visité l’exposition, avant de participer aux enchères pour acquérir quelques souvenirs de cette dispersion historique.
Provenant des collections du château d’Eu, le portrait de Nicole de Lorraine (lot. 3) fut acquis pour 6250€ et celui de la reine de Portugal par Jean Ducayer pour 10000€ (lot. 4).
Les dessous de bouteilles provenant du roi Louis-Philippe (lots 5/6 vendus avec faculté de réunion)de Jean-Baptiste Claude Odiot ont trouvé preneur à 8750€ et la chocolatière (lot. 7) du même orfèvre a atteint 6500€.
Le musée régional du château de Randan a tenté, en vain, de remporter une partie des ménagères de la table du roi Louis-Philippe au château d’Eu, car c’est un capitaine d’industrie français qui remportait à lui seul la ménagère en métal doré par Christofle pour la somme de 39800€ (lots 9 à 27 vendus avec faculté de réunion) et la ménagère en métal argenté également par Christofle pour un prix de 19800€ (lots 28 à 42 vendus avec faculté de réunion).
Le lot. 90, presse-papier de Marie-Amélie, duchesse d’Orléans puis reine des Français, fut vendu pour 11880€.
Le lot. 94, aquarelle de fleurs sur vélin par Madame ADELAIDE, soeur du roi Louis-Philippe, fut préempté par le musée de la Vie romantique, au prix de 7920€.
L’œil du comte de Flandre (lot. 121) a été acquis par un français un peu plus de 2600€, le nécessaire à couture de la reine Louise-Marie des Belges (lot. 122) a été acquis pour 3000€ par un français, quant au lot. 143, collier à cinq rangs de perles fines baroques de la princesse Henriette de Belgique, soeur du roi Albert Ier et duchesse de Vendôme, il a fait plus de trois fois son estimation, acquis par un acheteur étranger du Proche et Moyen-Orient pour 30360€.
Le très beau dessin (lot. 125) représentant le roi Louis-Philippe et la reine Victoria en cavalcade dans les bois de Windsor fut acquis pour la somme de 8125€ par un membre du Gotha européen allié à la famille royale de Belgique et descendant direct du roi des Français.
Les musées français ont exercé leur droit de préemption et le musée de la Vie romantique à Paris s’est porté acquéreur du chapelet de Marie-Amélie, duchesse d’Orléans puis reine des Français (lot. 91), pour la somme de 3000€, de l’aquarelle de fleurs de Madame Adélaïde (lot. 94) , sœur du roi Louis-Philippe, pour 7500€, et de la statuette du duc d’Orléans attribuée à James Pradier (lot. 104) pour la somme de 1500€.
L’aquarelle du château d’Osborne par la reine Victoria d’Angleterre (lot. 128) culminait à 15840€ et le lot. 114, portrait de la duchesse de Nemours, vue de dos, attribué à Sir Edwin Landseer, à 17190€, quant aux objets issus des collections d’autres familles royales et aristocratiques, notons que les neuf albums de la famille royale des Deux-Siciles (lots 181-182-183) atteignaient 22500€ et enfin que le lot. 173, la « Vénus couchée » par Girolamo Pesci, des collections du roi Stanislas II Auguste de Pologne, était acquise par un collectionneur privé pour la somme de 65500€ (voir compte-rendu dans « La Gazette Drouot » n°43, du 13 décembre 2013, pp. 58 & 74).
Produit total de la vente,
toutes maisons royales et aristocratiques confondues :
+ de 500 000€


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